mercredi 15 juillet 2009

Obama rencontre le pape pour la première fois


10.07.2009

Le pape Benoît XVI et Barack Obama ont eu rencontre cordiale, vendredi au Vatican, la première depuis l'élection de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis en novembre. «C'est un grand honneur», a affirmé M. Obama, très souriant. Pendant près de quarante minutes ils ont abordé des sujets conflictuels, et notemment l'avortement.

Sur ce sujet, le président américain a exprimé «très explicitement son engagement à faire tout son possible pour réduire le nombre des avortements» aux Etats-Unis. «Les entretiens ont vraiment été cordiaux», a déclaré le père Federico Lombardi, porte-parole du Vatican. «Le président Obama a vraiment du charisme et une grande gentillesse», a-t-il ajouté, soulignant que le pape était «extrêmement satisfait» de cette entrevue.

Le président américain a pour sa part déclaré au pape «espérer construire une relation forte entre (les) deux Etats» en prenant congé.

Le thème plus général de la défense de la vie, y compris sous l'angle de l'immigration, a été abordé et M. Obama a été «un interlocuteur attentif» des préoccupations morales de l'Eglise catholique, a aussi dit le père Lombardi. Benoît XVI a remis à son hôte un exemplaire en cuir de sa dernière encyclique «Caritas in veritate» (la Charité dans la vérité), publiée mardi, et le document «Dignitas Humanae» publié par le Vatican en décembre.

Ce texte étend la «dignité» d'être humain à l'embryon et condamne donc les nouvelles techniques médicales ou scientifiques qui lui portent atteinte d'une manière ou d'une autre. «C'est ce dont nous avons discuté plus tôt», a souligné Barack Obama, qui a plaisanté: «J'aurai de la lecture en avion».

Sur les thèmes internationaux, les deux hommes ont plus de convergences, que ce soit la situation au Proche-Orient, l'aide au développement et la sécurité alimentaire.

Le Vatican a aussi déclaré avoir «beaucoup apprécié» le discours du président Obama pour une nouvelle donne entre les Etats-Unis et le monde musulman au Caire.

Installés face à face dans la bibliothèque, les deux hommes se sont prêtés à la traditionnelle séance de photos. «Je suis sur que vous êtes habitué à être pris en photo, moi aussi», a dit Obama à son hôte.

Michelle Obama, portant une robe noire à manches longues et les cheveux couverts d'une mantille, a ensuite rejoint son époux après avoir visité la basilique Saint-Pierre et la chapelle Sixtine, pour être présentée au pape. Ses deux filles Malia et Sasha, 10 et 8 ans et sa mère, Marian Robinson, ont aussi été présentées.

Lors du traditionnel échanges de cadeaux, le président américain a notamment offert au pape une étole qui a un temps recouvert la dépouille du premier évêque américain sanctifié, John Neumann.

Sitôt après leur rencontre, Barack Obama, dont le père était originaire du Kenya, s'est envolé pour une visite officielle de 24 heures au Ghana.

lundi 13 juillet 2009

La "philosophie" diplomatique de Barack Obama

Ses conseillers parlent moins d'une doctrine Obama que d'une "philosophie". Avec le discours d'Accra, prononcé samedi 11 juillet au Ghana, devant un Parlement turbulent, parfois facétieux, opinant bruyamment comme à Londres à la Chambre des communes, Barack Obama a conclu une série de discours exposant les grands principes de sa politique étrangère.

De ces quatre rendez-vous - Prague, Le Caire, Moscou, Accra -, il ressort le portrait d'un moraliste qui, de l'Afrique au monde arabe, met chacun au pied de ses responsabilités. Pour le président américain, "le leadership moral est plus puissant que n'importe quelle arme". Et aussi celui d'un réaliste ancré dans l'idée que la souveraineté des Etats est la "clé de voûte" de l'ordre international.

Quand il a pris ses fonctions, le 21 janvier, les analystes prédisaient que l'économie accaparerait Barack Obama, qu'il devrait déléguer la politique étrangère au vice-président, Joe Biden, et à sa secrétaire d'Etat, Hillary Clinton. Erreur. M. Obama a montré qu'il entendait tout mener de front. Sous la pression d'un calendrier multilatéral chargé, il a enchaîné les sommets (G20, OTAN, G8).

En quittant celui du G8 réuni à L'Aquila (Italie), vendredi, il s'est plaint de la multiplication des sommets, phénomène qu'il a attribué au mauvais fonctionnement de l'ONU, qui devrait être le lieu des consultations. "Je suis un grand partisan des Nations unies, mais elles doivent être réformées et revitalisées et je l'ai dit au secrétaire général."

A chaque déplacement outre-Atlantique, le président a tenu à faire une étape dans un "petit" pays pour souligner que "le monde est interconnecté" et que les problèmes du XXIe siècle se régleront aussi à Prague ou à Accra. Ces Etats jouent, selon lui, un rôle "pivot" dans les relations internationales. "La révolution de Velours (qui a provoqué la chute du régime communiste en Tchécoslovaquie en 1989) nous a appris que des manifestations pacifiques pouvaient ébranler les fondations d'un Empire et mettre à nu la vacuité d'une idéologie", avait-il dit, le 5 avril, devant le château de Prague.

A chaque fois, il tient à s'adresser aux jeunes, pour les convaincre que le changement est entre leurs mains : "Quel ordre mondial remplacera la guerre froide ?"

A Moscou, le 7 juillet, les étudiants de la Nouvelle Ecole d'économie ont écouté sans réaction. "L'avenir n'appartient pas à ceux qui massent des armées sur un champ de bataille ou qui enterrent des missiles ; l'avenir appartient aux jeunes qui seront armés d'une éducation et d'une imagination créatrice", a-t-il affirmé.

Pour le président américain, la coopération doit remplacer les éternels affrontements : "En 2009, une grande puissance ne prouve pas sa puissance en dominant ou en diabolisant d'autres pays. La recherche du pouvoir n'est plus un jeu de somme nulle : le progrès doit être partagé."

A l'université du Caire, le 4 juin, M. Obama avait parlé des tensions entre les civilisations. "C'est le discours sur lequel il a le plus travaillé personnellement", dit Ben Rhodes, son speechwriter. Pour l'étape du Ghana, M. Obama a repris ses idées sur la corruption, développées à la lumière de l'exemple de son père, écarté du gouvernement kényan à cause de ses idées et de son clan.

Le seul discours dans lequel il ait fait des propositions concrètes est celui de Prague sur la non-prolifération. Il suit ce sujet depuis plus de vingt ans. Dès 1983, dans un texte publié par le magazine de l'université de Columbia et retrouvé récemment par le New York Times, il développait sa philosophie : "Casser la mentalité de guerre." Il plaidait déjà pour le désarmement.

Sur les droits de l'homme, la Maison Blanche considère qu'il suffit à M. Obama de parler en termes globaux. Le président ne veut pas laisser l'impression que les Etats-Unis donnent des leçons, après une période où le reste de la planète a pu voir qu'ils ne sont pas irréprochables.

Contrairement à son prédecesseur, George Bush, il a choisi de n'aborder les questions qu'en termes très généraux de "droits universels" et de ne pas admonester les gouvernements sur des points particuliers. "L'Amérique ne cherchera pas à imposer un système quelconque de gouvernement à une autre nation, a-t-il dit. La souveraineté des Etats est un principe intangible."

De Moscou au Caire, M. Obama n'a pas abordé de front la question des libertés pour l'opposition. A Moscou, Mike McFaul, le conseiller pour la Russie, a précisé que la Maison Blanche avait conduit en janvier une évaluation de la politique russe, et qu'elle était arrivée à la conclusion que "secouer notre doigt autour du monde n'avait pas tellement bien marché dans le passé". Le conseiller a fait le "parallèle" avec la réaction à la répression, en Iran, des manifestations contre la présidentielle du 12 juin. Les opposants sont prévenus, autrement dit, que M. Obama n'a pas l'intention de mentionner des cas individuels, pour éviter de leur nuire.

Le président américain a insisté plusieurs fois sur le nécessaire respect de la souveraineté des Etats. Interrogé sur le concept de "responsabilité de protéger", il a répondu d'une manière limitant nettement ce devoir d'ingérence. "Le seuil à partir duquel une intervention internationale est justifiée doit être très élevé. Il faut qu'il y ait une forte indignation internationale. Cela n'est pas toujours facile de décider", a-t-il déclaré. Il a demandé à son administration de réfléchir à la mise en place de normes internationales et de pressions (économiques, diplomatiques...) sur les pays qui ne respectent pas les "valeurs universelles" envers leurs citoyens.( Le Monde)

Barack Obama - photos jeunesse

Quelques photos de Barack Obama dans sa jeunesse.......





barack obama en Egypte

Ci-dessous un article de Aziz Enhaili. Je vous le recommande vivement:

Obama en Égypte : les enjeux de sa visite

Le 4 juin, Barack H. Obama prononcera, à partir de l'Égypte, un discours majeur à l'adresse du monde islamique. Cette initiative inédite pour un président américain suscite de nombreuses questions concernant le lieu choisi pour le faire et le contenu de ce discours.

Le jeudi 4 juin, Barack H. Obama se rendra pour la première fois en Égypte en tant que président américain. Il y arrivera au lendemain de sa visite de l'Arabie saoudite. Il délivrera à partir de l'Université du Caire un message attendu de tous depuis l'annonce de son élection le 4 novembre dernier. Il s'agit d'un discours considéré comme un message majeur adressé à l'ensemble du monde islamique.

Ce discours est une étape supplémentaire de la campagne publique de la nouvelle administration américaine, destinée à séduire le monde islamique. Cette nouvelle manche intervient après le discours d'investiture de Barack Hussein Obama, le 20 janvier, comme nouveau président, un moment historique au cours duquel, pour la première fois dans l'histoire américaine et occidentale, un dirigeant élu de premier ordre n'a hésité ni à mentionner un prénom de consonance étrangère, ni à reconnaître l'apport notamment des musulmans (et donc de l'islam) à la grandeur de son pays. À cette déclaration historique s'ajoutent également l'entrevue accordée par Obama à l'importante chaîne arabe de télévision satellitaire Al-Arabiyya, son discours en Turquie où il a déclaré devant les parlementaires que les États-Unis «ne sont pas et ne seront jamais en guerre contre l'islam». Un message fort. Sans oublier à la fois sa décision de se retirer d'Irak et de fermer la sinistre prison de Guantanamo, son opposition à l'usage de la torture et des mauvais traitements infligés aux présumés terroristes pour «arracher» des aveux, ses ouvertures à la «République islamique» d'Iran («Les 100 jours d’Obama et le Moyen-Orient») et sa distinction claire et nette entre l'islam (à respecter comme grande religion) et le jihadisme d'Al-Qaïda (à combattre). À raison.

La ligne directrice de ces différentes initiatives fort appréciées dans le monde islamique est la volonté de Barack Obama de montrer que la politique étrangère de son pays avait changé de ton et de direction. Mais en raison d'un passif lourd, il est peu probable que l'image des États-Unis dans la région change facilement et rapidement. Pour que cela se produise, il faudrait d'abord et avant tout que Washington change non seulement de ton et de discours, mais également de politique étrangère.

En raison de son caractère inédit et du contexte de son émission, cette initiative a suscité de nombreuses questions liées notamment au lieu choisi et au contenu de ce discours.

Barack Obama - biographie

Barack Hussein Obama Jr. (né le 4 août 1961 à Honolulu, Hawaï) est un homme politique américain, membre du Parti démocrate et Sénateur de l'Illinois au Congrès des États-Unis depuis 2005.

Le 10 février 2007, il a officiellement déclaré sa candidature à l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle américaine de 2008.

Barack Obama est né le 4 août 1961 à Honolulu, Hawaï. « Barack » signifie « béni » en hébreu, en arabe et swahili[2] alors qu'Obama signifie « lance enflammée » en swahili[3]. Ses parents se sont rencontrés à Hawaï alors qu'ils étaient de jeunes étudiants.

Son père, Barack Hussein Obama Sr. (1936-1982) est un Kenyan. Fils d'un guérisseur de l'ethnie luo, Barack Hussein Obama Sr. est éduqué dans la religion musulmane mais il est néanmoins sans religion. Jeune cuisinier des colons d'Alego au bord du lac Victoria, il entre à l'école des missionnaires qui lui paieront ses études à Nairobi avant de l'envoyer poursuivre un cursus d'économétrie à l'université d'Hawaï où il fonde l'association des étudiants étrangers et obtient les meilleures notes de sa promotion[4].

Sa mère, Shirley Ann Duham (1942-1995) est descendante de Jefferson Davis, le président des États Confédérés d'Amérique. D'origine chrétienne, elle est agnostique. Elle est également d'ascendance cherokee par son père. Originaire du Kansas, fille d'un représentant en meubles, ancien vétéran de l'armée de Patton et d'une employée de banques, qui fut ouvrière des usines d'aéronautique de Wichita en 1941, Shirley Ann Duham est étudiante en anthropologie à l'université d'Hawaï quand elle rencontre M. Obama.

Selon les affirmations de Lynne Cheney à la télévision le 17 octobre 2007, Barack Obama aurait aussi une ancêtre commune, – à la 8e génération –, une Française, avec le vice-président Dick Cheney. Il a également une ascendance irlandaise, un de ses grand-pères a émigré du comté irlandais d'Offaly.

Barack Hussein Obama Sr. et Shirley Ann Duham se marient en 1960. Ils divorcent alors que leurs fils Barack Jr., né en 1961, n'a que deux ans. Alors que la New School of New York propose à son père de l'accueillir et de prendre en charge sa famille, celui-ci préfère accepter la proposition d'Harvard et de partir seul. Diplômé en économie, Barack Hussein Obama Sr. repart ensuite au Kenya où il fonde une nouvelle famille. D'abord homme en vue dans le gouvernement kenyan de Jomo Kenyatta, il finit par s'opposer aux projets du président. Limogé, boycotté, il sombre dans la misère et l'alcoolisme avant de se tuer dans un accident de voiture en 1982[5].

Shirley Ann Obama se remarie ensuite avec un étudiant originaire d'Indonésie et la famille emménage à Djakarta où Maya, la demi-sœur de Barack Obama, naîtra. Barack vivra 4 ans, de 1967 à 1971, en Indonésie. Il suit une scolarité difficile, d'abord deux ans dans une école publique musulmane puis deux autres dans un cours catholique et souffre de la mésentente familiale. À l'âge de 10 ans, il est finalement rappatrié, seul, à Honolulu pour vivre chez ses grands-parents maternels, un couple modeste, afin de s'assurer une meilleure scolarité qu'en Indonésie. Plus tard, sa mère, divorcée à nouveau, le rejoindra avec Maya pour vivre dans un minuscule appartement proche de l'école Punahou, la meilleure école privée d'Hawai, où titulaire d'une bourse, il est scolarisé. La famille ne survit alors qu'à l'aide de bons d'alimentation de l'aide sociale.

Obama racontera cette enfance dans son autobiographie Rêves de mes pères, celle d'une adolescence torturée, enfant à la peau noire dans un monde de blancs, en quête de ce père mythique, économiste brillant mais qui finit sa vie alcoolique et se tue dans un accident de voiture.

Après le lycée, Obama étudie deux ans au Collège occidental de Californie où il trouve un exutoire à ses études dans les fêtes estudiantines où il éprouve pendant un temps un « dangereux penchant pour la défonce » [6] puis il entre à l'Université Columbia de New York. Il en sort diplômé en science politique et en relations internationales.

Il commence une carrière professionnelle à Chicago comme analyste d'une grande compagnie financière. En 1984, il choisit de travailler comme animateur social dans le quartier noir défavorisé de South Side. Il devient adjoint de Jerry Kellman un travailleur social chrétien, membre d'un réseau d'églises progressistes. Jusqu'en 1987, Obama, surnommé "Baby Face" par les pasteurs locaux, arpente South Side pour aider les résidents à s'organiser dans la défense de leurs intérêts, pour obtenir le désamiantage des logements sociaux, l'ouverture de bureaux d'embauche ou pour lutter contre la délinquance des jeunes. C'est durant cette période que Barack Obama, élevé en l'absence de repères religieux, se rapproche de l'église unie du Christ, dirigée dans le quartier par le pasteur Jeremiah Wright et se convertit au christianisme.

Obama quitte Chicago en 1987 pour trois ans afin d'étudier le droit à la faculté de droit d'Harvard (Harvard Law School) à Boston dont il sera diplômé magna cum laude. En 1990, il y devient le premier noir, rédacteur en chef de la prestigieuse Harvard Law Review, élu face à 18 autres candidats.

À la fin de ses études, au lieu de devenir adjoint au juge Abner Mikva, Obama revient à Chicago pour devenir enseignant en droit constitutionnel à l'Université de Chicago[7] et entrer dans un cabinet juridique spécialisé dans la défense des droits civiques.

En 1992, il épouse Michelle Robinson, juriste originaire de Chicago rencontrée en 1989 dans le cabinet d'avocats où il travaille et où elle est avocate associée. Le couple Obama aura 2 filles, Malia Ann (née en 1999) et Natasha (née en 2002). Michelle Robinson-Obama est alors une avocate renommé, figure influente du parti démocrate local et proche du maire de Chicago, Richard M. Daley. C'est elle qui va propulser la carrière politique de son époux[8] alors qu'il n'a, jusque là, milité activement que pour soutenir la candidature de Bill Clinton à la présidence des États-Unis et celle de Carol Moseley-Braun au Sénat.

En 1996, Obama est élu au Sénat de l'État de l'Illinois dans la circonscription des banlieues sud de Hyde Park à Chicago comprenant le quartier de South Side. Il préside la commission de santé publique quand les démocrates reprennent la majorité au sénat local.

Barack Obama est alors catalogué comme un élu libéral (progressiste au sens américain). Il soutient les législations en faveur de l'extension de la couverture médicale aux plus démunis, se fait le défenseur de la cause des gays et des lesbiennes et fait augmenter les fonds destinés à la lutte contre le SIDA. Son mandat est marqué par sa capacité à obtenir, par le biais de compromis, l'assentiment des républicains sur des lois comme celles contre le profilage racial, la surveillance vidéo des interrogatoires de police ou un moratoire sur l'application de la peine de mort dans l'Illinois [9].

En 2000, il tente de se faire désigner aux primaires démocrates pour être candidat à la Chambre des Représentants des États-Unis mais il est balayé avec 30 % des voix contre 61 % à Bobby Rush, le titulaire démocrate sortant et ancienne figure historique des black panthers.

En juillet 2004, il se fait remarquer en prononçant un des discours clés de la Convention démocrate à Boston désignant John Kerry comme candidat du parti à l'élection présidentielle. Il y fait l'apologie du rêve américain, de l'Amérique généreuse en les reliant à ses origines familiales. Il en appelle à l'unité de tous les Américains et dénonce les « errements » et l'« extrémisme » diviseur de l'administration de George W. Bush.

Le 2 novembre 2004, après avoir balayé quelques mois plus tôt ses adversaires démocrates lors des primaires, Barack Obama est élu au Sénat des États-Unis avec 70 % des voix contre 27 % à son adversaire républicain, l'ancien ambassadeur et chroniqueur politique conservateur afro-américain Alan Keyes. Le score ne fut pas une surprise car pendant plusieurs mois, Obama avait fait une grande partie de sa campagne électorale sans aucun opposant désigné contre lui à la suite du retrait en dernière minute de Jack Ryan, le candidat républicain qui avait lui-même succédé à Blair Hull, le vainqueur des primaires, tous deux étant englués dans des affaires scabreuses avec leurs épouses respectives. Ce n'est que deux mois avant l'élection, que Alan Keyes fut désigné comme candidat républicain en dépit du fait qu'il résidait au Maryland, n'avait aucun lien avec l'Illinois et qu'en 2000, il avait dénoncé le parachutage d'Hillary Clinton à New York.

Obama succède alors au sénateur républicain sortant Peter Fitzgerald.

En décembre 2004, Obama passe un contrat de 1,9 million de dollars avec une grande maison d'édition pour écrire trois livres dont l'un concernera ses convictions politiques et le second, co-écrit avec son épouse, serait destiné aux enfants.

Obama a prêté serment comme sénateur le 5 janvier 2005 devenant le seul afro-américain à siéger au Sénat, et le cinquième de l'histoire.Le 16 janvier 2007, il annonce la création d'un comité exploratoire en vue de lever des fonds pour une candidature aux élections présidentielles de 2008 et le 10 février 2007, a officiellement déclaré sa candidature à l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle américaine de 2008[10] et ce, malgré son inexpérience relative et la concurrence dans le camp démocrate d'Hillary Clinton, jusque-là favorite pour les primaires. Le 15 décembre 2007, il a reçu l'appui du prestigieux quotidien national, le Boston Globe[11].

Tout au long de l'année 2007, pendant la campagne aux primaires du Parti démocrate, il a insisté sur le fait qu'il incarnait le changement et qu'il s'opposait à la politique partisane[12]. Sa candidature enthousiasme une partie des électeurs indépendants et des jeunes[12]. Il obtient le ralliement de nombreuses personnalités comme le sénateur John Kerry, l'homme d'affaires Warren Buffet, les acteurs George Clooney, Matt Damon, Will Smith, Ben Affleck, Eddie Murphy, les actrices Halle Berry et Scarlett Johansson, ou l'animatrice de télévision, Oprah Winfrey, personnalité extrêmement influente dans son pays, notamment au sein de la communauté afro-américaine[13].

Le 3 janvier 2008, Barack Obama a remporté les élections primaires dans l'État de l'Iowa (les caucus) avec 38% des suffrages exprimés, loin devant le sénateur John Edwards (30%) et l'ancienne First Lady Hillary Clinton qui a obtenu 29%[14]. Il réussit alors à imposer à la campagne des primaires, aussi bien démocrates que républicaines, le thème du « changement » (« Change »). Le 8, il perd dans le New Hampshire (37%[15]) contre Hillary Clinton (39%[16]) malgré des sondages l'annonçant grand favori avec 10 points d'avance. Son discours de défaite est teinté d'espoir et de remotivation. De cette défaite Barack Obama tire son nouveau slogan : « Yes we can » (« Oui, nous le pouvons »).

Après une polémique avec Hillary Clinton sur les droits civiques et les rôles respectifs de Martin Luther King et du président Lyndon Johnson, il arrive de nouveau deuxième en nombre de voix, derrière Hillary Clinton, lors du caucus du Nevada du 19 janvier 2008 (51% contre 45%). Néanmoins Barack Obama obtient une majorité de 13 délégués contre 12 pour Hillary Clinton, raison pour laquelle il refuse de concéder sa défaite. Il évoque également des irrégularités dans le vote qu'il impute au camp Clinton, accusant Bill Clinton et sa femme, de déformer les faits à son encontre[17].

Le 27 janvier, sa très large victoire (55 % contre 27 % pour Hillary Clinton) lors des primaires de Caroline du Sud[18] relance sa candidature dans la perspective du Super Tuesday du 5 février.

Le 28 janvier, il obtient le soutien de Caroline Kennedy[19], ainsi que d'Edward Kennedy et Patrick Kennedy.

Lors du Super Tuesday, le 5 février, Barack Obama remporte 13 États, face à 9 pour Hillary Clinton.

Le 2 février, Will.i.am enregistre Yes We Can, une chanson inspirée d'un discours prononcé par Obama, suite à la primaire du New Hampshire de 2008. Mixée avec des images et des extraits du discours, la chanson est interprétée par de nombreuses célébrités (la plupart des musiciens, chanteurs et comédiens états-uniens) à l'appui du sénateur Obama. La chanson a été produite par Will.i.am, le clip a été réalisé par Jesse Dylan, le fils du chanteur Bob Dylan.

Le 9 février, il remporte les États de Washington, du Nebraska et de Louisiane ainsi que les îles Vierges. Le lendemain 10 février, il remporte l'État du Maine. Le 12 février, en remportant les trois élections primaires démocrates en Virginie, au Maryland et dans la capitale fédérale Washington, Barack Obama prend un avantage dans la course aux 2 025 délégués nécessaires pour décrocher l'investiture démocrate. Avec 1231 délégués, il devance dorénavant Hillary Clinton (1196 délégués), s'adjugeant au passage la confiance non seulement d'une bonne partie de l'électorat afro-américain mais aussi celui des personnes âgées (53 % contre 47 % à Hillary Clinton) et des femmes (58 %) ; les Blancs demeurent plutôt favorables à Hillary Clinton (48 % contre 51 %)

Le 19 février, il gagne les primaires dans le Wisconsin et à Hawaï, signant là dix victoires consécutives sur Hillary Clinton.

Le 22 février, avec plus de 65 % des voix, le sénateur de l'Illinois, Barack Obama a largement remporté la primaire des démocrates expatriés. En France, il dépasse la barre des 70 %.

Le 4 mars, il gagne dans l'État du Vermont mais perd dans l'Ohio et le Rhode Island. Au Texas, il obtient plus de représentants à la convention que Hillary Clinton (99 contre 94). Il conserve une avance de plus de 100 délégués.

Il remporte les primaires du Wyoming le 8 mars, puis celles du Mississippi 3 jours plus tard.

Le 22 avril, Hillary Clinton remporte la primaire de Pennsylvanie[25]. À ce moment, la campagne de Clinton, qui ne pouvait se permettre d'accroître davantage son retard, bénéficie d'un second souffle aux dépens de celle de Barack Obama. Ce dernier a été fragilisé dans l'opinion par son attitude ambiguë à l'égard des dérapages verbaux de son ancien pasteur, le communautariste Jeremiah Wright[26], ainsi que par des accusations d'élitisme.

Ainsi, le 3 mai, il remporte avec seulement 7 voix d'écart les caucuses de Guam, île du Pacifique, avec 50,08 % des voix contre 49,92 % pour Hillary Clinton.

Le 6 mai, il remporte l'État de Caroline du Nord avec 56 % des voix mais perd avec 22 000 voix d'écart dans l'Indiana (49 % des voix).

Le 13 mai, Hillary Clinton remporte la primaire en Virginie-Occidentale avec 67 % des voix contre 26 % pour Barack Obama. La candidate bénéficie d'un vote massif des électeurs blancs et modestes, très nombreux dans cet État[28]. Obama peut néanmoins rattraper son retard auprès de cette dernière catégorie d'électeurs et auprès des « cols bleus » (ouvriers blancs) grâce au ralliement de poids de John Edwards, annoncé dès le lendemain de la primaire de Virginie-Occidentale[29].

À ce stade des primaires, les cinq dernières consultations à venir seront d'une importance toute relative, aucun des deux candidats ne pouvant obtenir la majorité qualifiante des délégués ordinaires, tandis que les super-délégués, qui restent partagés entre Obama (282), Clinton (273) et l'indécision (environ 240), auront probablement le dernier mot lors de la Convention démocrate du mois d'août. Certains observateurs misent cependant sur un retrait de Clinton avant la fin du processus.

Le 20 mai, Obama et Clinton remportent l'un et l'autre une primaire. Le premier s'impose dans l'Oregon (58 % des voix), la seconde dans le Kentucky (65 % des voix).

Le 30 mai, il quitte l'Église unie du Christ suite aux polémiques engendrées par les propos du pasteur Wright et du révérend Michael Pfleger. Obama était membre de cette église depuis une vingtaine d'années.

Le 3 juin 2008, à l'issue des dernières primaires (Montana et Dakota du sud) il obtient le seuil requis de délégués, c'est-à-dire 2118, ainsi que le soutien de nombreux super-délégués. Malgré la revendication par Clinton de la majorité du "vote populaire" (en nombre de voix de militants) et le refus de la sénatrice de se déclarer vaincue, Obama est désormais quasiment assuré d'être désigné candidat à la Maison blanche lors de la convention démocrate de la fin du mois d'août.

Source : fr.wikipedia.org/...//fr.wikipedia.org/wiki/Barack_Obama
fin de la biographie de Barack OBAMA